Afin d'y voir un peu plus clair dans le vaste choix thérapeutique qui nous est proposé par le système de santé en France, je vous propose de faire référence aux médecines et aux méthodes afférentes en respectant, autant que cela se peut, la classification suivante.
À côté de la médecine conventionnelle, c'est-à-dire qui bénéfie d'une convention entre les acteurs de la santé et la sécurité sociale en vue d'une prise en charge, il existe d'autres médecines :
- les médecines complémentaires
- les médecines alternatives
- les médecines intégrées
Les médecines complémentaires font références aux pratiques non conventionnelles utilisées en association avec la médecine conventionnelle dominante.
Les médecines alternatives font références aux pratiques non conventionnelles utilisées en lieu et place de la médecine conventionnelle.
Les médecines intégrées font références aux soins de santé qui intègrent toutes les approches thérapeutiques appropriées, conventionnelles et non conventionnelles, dans un cadre qui se concentre sur la santé, la relation thérapeutique et la personne dans son ensemble.
La médecine conventionnelle définit, en général, l’état de santé comme étant l’absence de maladie ou de dysfonctionnement. Les principales causes de maladies et de dysfonctionnements sont, en général, considérées comme des facteurs identifiables, par exemple des bactéries ou virus, des déséquilibres biochimiques et le vieillissement, et les traitements sont souvent médicamenteux ou chirurgicaux.
Les autres médecines qualifient souvent l’état de santé de façon holistique, c’est-à-dire comme étant un équilibre entre les différentes sphères de l’organisme (physique, affective et spirituelle), englobant l’individu dans son ensemble. Une disharmonie entre ces systèmes est, dans ce cadre, un facteur de maladie. Le traitement vise à renforcer le système immunitaire et à restaurer cet équilibre.