Pulmonaire officinale

Antiinflammatoire, expectorante, vulnéraire[1]

Le rhizome ramifié porte des tiges feuillues et des tiges fleuries vertes et grossièrement poilues. Pendant la floraison, des mars à mai, elles atteignent 30 cm de haut. Les fleurs sont d'abord pourpre puis virent au bleuâtre.

Le nom scientifique dérive du latin pulmo, poumons, auxquels les feuilles ressemblent beaucoup par leur forme, la ressemblance avec des poumons malades étant accentuée par les tâches blanches à leur surface. Cette espèce est un exemple de la pratique médiévale de traitement par signatures, c'est-à-dire en fonction de la similarité. Il existe également des raisons rationnelles pour l'utilisation médicinale des feuilles et des tiges fleuries car elles contiennent de l'acide silicilique partiellement soluble, du mucilage, des saponines et d'autres substances glucosidiques aux propriétés antiinflammatoires et vulnéraires. De nos jours, elle est principalement utilisée pour soigner les maladies des voies respiratoires supérieures, à savoir la bronchite chronique chez les personnes âgées. La plante a aussi une action expectorante bénéfique. Elle est utilisée sous forme d'infusion à raison d'une poignée par litre ou d'une cuillérée à soupe de la plante émiettée dans une tasse d'eau, trois fois par jour après les repas. Laisser infuser 10 minutes. Une infusion similaire à usage externe est utilisée pour bassiner des hémorroïdes hémorragiques. La Pulmonaire entre dans la composition de nombreuses tisanes pour les douleurs de poitrine. Feuilles et tiges doivent être étalées et séchées rapidement car un séchage lent et en couches les fait aisément virer au brun et perdre de leur pouvoir. Trop séchée la plante est friable. Attention, elle moisit facilement.

Propriétés

Indications

  • affections bronchiques
  • hémoptysies[2]

    Note(s)

    1. ^ Vulnéraire, du latin vulnerarius (de vulnus, blessure) désigne de manière générale ce qui est propre à la guérison des plaies ou des blessures.
    2. ^ Crachement de sang venant des voies respiratoires.

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Philippe Guerrini

Auteur·rice : Philippe Guerrini

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